Les laboratoires communs de début 2026 : on fait le récap !
Ce mois-ci, ce sont les récents renouvellements de laboratoires communs du CNRS qui sont à l’honneur, témoignages de la solidité et la maturité des collaborations entre la recherche publique et les entreprises.
En proposant aux acteurs socio-économiques un cadre collaboratif structurant, la recherche publique accompagne cette dynamique, alors que le modèle du laboratoire commun continue de se développer, avec près de 300 dispositifs en activité, à un rythme d’environ une création tous les quinze jours.
Cette tendance traduit la volonté d’inscrire les relations entre industriels et monde académique dans un cadre pérenne, fondé sur une ambition scientifique partagée, une feuille de route commune, une gouvernance et des moyens mutualisés, tout en s’appuyant sur des équipes ayant appris à se connaître et à travailler ensemble.
Laboratoire commun SEMA-2
À Toulouse, le CNRS, Toulouse INP, l’Université de Toulouse et la Société NXP Semiconductors annoncent la signature du renouvellement de leur laboratoire commun « Systèmes Embarqués pour la Mobilité Autonome (SEMA) », qui associe le Laboratoire Plasma et Conversion d’Énergie (LAPLACE - CNRS/Institut National Polytechnique de Toulouse/Université Toulouse 3-Paul Sabatier), le Laboratoire d’Architecture et d’Analyse des Systèmes (LAAS-CNRS), et NXP Semiconductors, leader mondial des semi-conducteurs et des systèmes de conversion de puissance, après quatre années de fructueuse collaboration scientifique et technologique.
Laboratoire commun CROME2
Le 23 janvier à Villeneuve-d’Ascq, au sein de l’Institut Michel-Eugène Chevreul (Centrale Lille Institut/CNRS/Université de Lille), le CNRS, TotalEnergies, l’Université de Lille et l’Université de Picardie Jules Verne ont renouvelé pour quatre ans le laboratoire commun CROME. Cette collaboration renforce l’expertise des laboratoires en rapprochant des techniques complémentaires de pointe et vise à accélérer le développement d’innovations industrielles dans les domaines des matériaux pour l’énergie, allant de la catalyse, au recyclage, à la conversion de l’énergie solaire ou au stockage de l’énergie.
Labcom SPECIMAN II
Le CNRS, l’Université de Pau et des Pays de l’Adour et la PME Animine renouvellent leur laboratoire commun ANR SPECIMAN II, porté par l’IPREM. Cette collaboration vise à poursuivre le développement de méthodes analytiques de pointe pour étudier le devenir et la biodisponibilité des éléments traces métalliques, en particulier le zinc, le cuivre et le manganèse, utilisés en nutrition animale. S’appuyant sur les acquis du premier laboratoire commun SPECIMAN (2021–2025), les travaux mobilisent des techniques de quantification, d’imagerie et de spéciation afin de mieux comprendre le mode d’action de ces oligo-éléments chez les animaux d’élevage et d’optimiser la formulation des additifs.