Pourquoi la santé des femmes a-t-elle longtemps été négligée par la médecine ?

Santé

Longtemps exclues des essais cliniques, les femmes subissent encore aujourd’hui une méconnaissance persistante de leur corps et de leurs spécificités médicales. Pourquoi hommes et femmes ne sont-ils pas égaux devant le bistouri ? Explications en images.

infographie : "Pourquoi la santé des femmes a-t-elle longtemps été négligée par la médecine ?"
Cliquez sur l'image pour l'agrandir - © Nathalie Nourry / CNRS

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  • Il est rare de lire sur une notice de médicament, des préconisations d'emploi spécifique au sexe, exception faite des femmes enceintes. Et pour cause : les questions médicales ont longtemps été pensées pour les hommes, la femme étant considérée comme un « homme en plus petit ».
  • Plus largement, les spécificités du corps féminin (cycles hormonaux, grossesse) étaient jugées trop complexes et susceptibles de fausser les résultats. La médecine s’est donc longtemps désintéressée du « deuxième sexe ».
  • Or dans de nombreuses maladies les symptômes ne sont pas les mêmes chez les hommes et chez les femmes. C’est le cas par exemple des crises cardiaques : aujourd’hui en France, 9,6 % des femmes victimes d’un infarctus du myocarde décèdent à l’hôpital, contre 3,9 % des hommes, en raison d’une méconnaissance des symptômes. De même, certaines affections comme les maladies auto-immunes touchent davantage les femmes que les hommes.
  • Plus encore, le sexe influence la réponse aux médicaments. Chez les femmes ceux-ci ont une durée d’action plus longue et davantage d’effets secondaires, en raison d’une concentration sanguine plus élevée et d’un temps d’élimination plus lent, augmentant le risque de toxicité.
  • Heureusement, les choses changent progressivement. Les femmes sont désormais mieux représentées dans les essais cliniques sur les médicaments et des pathologies gynécologiques longtemps négligées, comme l’endométriose, sont enfin étudiées. 

 

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