Maltraitance infantile : des « cicatrices cérébrales » qui persistent à l’adolescence
En s’appuyant sur une grande cohorte d’adolescents et adolescentes suivis et évalués de 14 à 18 ans, des chercheurs et chercheuses de l’Inserm, du CNRS, de l’Université et de l’ENS Paris-Saclay montrent que les jeunes enfants maltraités présentent des différences persistantes à l’adolescence dans certaines régions du cerveau impliquées dans les émotions et la mémoire. Ces résultats suggèrent que la maltraitance infantile est associée à des altérations durables du développement cérébral, qui persistent au cours de l’adolescence. Ils sont publiés dans la revue European Psychiatry.
Persistent structural alteration of the extended limbic system in adolescents with childhood maltreatment. Ruiz-Fernandez J, Aouidad A, Paillère Martinot M-L, et al. European Psychiatry, janvier 2026.
DOI :10.1192/j.eurpsy.2025.10111