Quand les villes gagnent la mer : l'ADN environnemental révèle des communautés de poissons qui s'uniformisent en Méditerranée

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L’artificialisation des littoraux, souvent perçue comme une simple destruction d’habitats, a un impact bien plus insidieux qu’il n’y parait sur la biodiversité marine. Une équipe française de l’EPHE – PSL et de l’Université de Montpellier, impliquant des laboratoires de recherche sous tutelle du CNRS et les entreprises SPYGEN et Andromède Océanologie, révèle, grâce à l’ADN environnemental, un paradoxe écologique : si les ports de plaisance le long de la côte méditerranéenne française abritent chacun près de deux fois plus d'espèces de poissons que les sites naturels adjacents, ils révèlent une uniformisation des communautés de poissons à l'échelle régionale. Ces travaux, éclairant la menace pesant sur la résilience des écosystèmes marins, sont publiés dans Global Change Biology le 24 juin 2026.

Bibliographie

Cities at Sea: Coastal Urbanization Generates Local Biodiversity Hotspots but Homogenizes Marine Fish Communities Regionally. Macé B., Delrieu-Trottin E., Mouillot D., Valentini A., Bruno M., Velez L., Avouac A., Deter J., Bockel T., Orblin M., Boissery P., Le Roux G., Manel S. (2026). Global Change Biology. Juin 2026.
DOI : 10.1111/gcb.70965.

Financement : Agence de l’Eau Rhône Méditerranée Corse.

Contact

Stéphanie Manel
Chercheuse EPHE
Fabrice Auffret
Communication