Utiliser moins de cosmétiques permet de réduire rapidement l’exposition à certains polluants chimiques et perturbateurs endocriniens comme le bisphénol A

Santé

Utiliser moins de produits cosmétiques et de soin peut réduire rapidement l’exposition à plusieurs substances chimiques incluant des perturbateurs endocriniens avérés ou suspectés, selon une étude publiée le 7 avril dans Environment International par des chercheurs de l’Inserm, de l’Université Grenoble Alpes et du CNRS, au sein de l’Institut pour l’avancée des biosciences et soutenue par la Commission européenne. Menée auprès d’une centaine d’étudiantes, elle montre que diminuer le nombre de produits cosmétiques et de soin utilisés et recourir à des alternatives exemptes de plusieurs composés suspectés d’être d’avoir des effets néfastes sur la santé (dont le méthylparabène et certains phtalates) s’accompagne d’une baisse des concentrations urinaires de ces substances en seulement cinq jours. Une diminution de la concentration du bisphénol A est également observée. Cette substance, classée par l’Union européenne comme « très préoccupante », est un perturbateur endocrinien avéré et reprotoxique présumé, désormais interdit dans les cosmétiques. Pour la première fois dans ce type d’étude, les chercheurs ont réalisé une évaluation d’impact en santé, visant à estimer les bénéfices potentiels, sanitaires et économiques, d’un tel changement de routine cosmétique à l’échelle de la population.

Bibliographie

Levers to decrease exposure to harmful chemicals: the case of Personal Care Products and cosmetics
Nicolas Jovanovic, Franziska Bright, Cathrine Thomsen, Ronan Garlantezec, Audrey Rocabois, Rosemary RC McEachan, Tiffany C Yang, Amrit K Sakhib, Cécile Chevrier, Sandrine Mathy, Rémy Slama, Sarah Lyon-Caen, Martine Vrijheid, Claire Philippat, Environment International, 7 avril 2026
DOI : doi.org/10.1016/j.envint.2026.110243 

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