L’exploitation intensive du nickel a transformé la biodiversité microbienne du lagon de Thio en Nouvelle-Calédonie

Environnement

Une étude menée par des scientifiques de l’Ifremer, de l’IRD, des universités de Bretagne occidentale (UBO) et de Bordeaux, du CNRS et de l’Université de Tartu (Estonie) révèle l’impact de l’exploitation minière du nickel sur les écosystèmes côtiers de Nouvelle-Calédonie. Publiés dans la revue Communications Earth & Environment, ces travaux montrent qu’à partir des années 1950, la mécanisation de l’exploitation des mines a entraîné une forte augmentation des apports de sédiments dans le lagon de Thio et un bouleversement des communautés microbiennes, qui perdure aujourd’hui. Si les mesures environnementales mises en place depuis les années 1975 ont permis de réduire les apports de sédiments directement liés à l’extraction du minerai de nickel dans ce lagon, l’importante érosion des sols à l’échelle du bassin versant continue d’impacter aujourd’hui l’écosystème du lagon de Thio.

Bibliographie

Meyneng, M., Lemonnier, H., Ansquer, D. et al. Coastal ecosystem degradation driven by decades of unregulated terrestrial mining. Commun Earth Environ 7, 494 (2026). https://doi.org/10.1038/s43247-026-03677-8

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