Des parures en coquilles marines éclairent les comportements sociaux des Homo sapiens sur le littoral atlantique marocain il y a plus de 100 000 ans
Une équipe internationale de scientifiques conduite par Emilie Campmas†, de l’UMR TRACES, à l’Université de Toulouse Jean-Jaurès, et Matthieu Lebon, de l’UMR HNHP, au Muséum national d’Histoire naturelle, révèle aujourd’hui dans la revue PLOS One la mise au jour, dans la grotte marocaine d’El Mnasra, de 281 coquilles marines utilisées il y a environ 100 000 ans par Homo sapiens comme éléments de parures. Cette découverte, exceptionnelle par la quantité d’éléments retrouvés et par la diversité des traces de façonnage et d’utilisation observées, permet de comprendre comment nos ancêtres collectaient, préparaient et portaient ces premiers « bijoux » de l’humanité, et de mieux appréhender la diversité des expressions symboliques au coeur des très anciennes sociétés paléolithiques d’Homo sapiens.
Aterian shell beads from the coastal site of El Mnasra Cave (Rabat-Témara, Morocco): Specificities of the north African MSA personal ornaments. Emilie Campmas†, Matthieu Lebon, Catherine Dupont, Manon Bondetti, Eslem Ben Arous, Arnaud Lenoble, Driss Chahid, Pierre Lozouet, Ludovic Bellot-Gurlet, Mohamed Abdeljalil El Hajraoui, Roland Nespoulet. Plos One, 25 mars 2026.
DOI : https://doi.org/10.1371/journal.pone.0338785